Voyage au pays de l'exquise politesse

05 août 2012

Départ de Lyon

Rhône Express... un début comme un autre

Nous y voilà, prêts pour un grand saut d'environ 16 heures dans les cieux en remontant le temps. Peut-être aurons-nous une ride en moins à l'arrivée ? Pour aller au Japon depuis Lyon, il faut d'abord prendre la navette Rhône Express à Part-Dieu, puis un avion à Saint-Exupéry pour Istanbul, et enfin un autre avion d'Istanbul à Osaka. Turkish Airlines, c'est ce que nous avons trouvé de plus intéressant (durée et budget).

Valises pleines de vêtements, de cadeaux en cas de rencontres intéressantes et de mangas (quoi de plus excitant pour deux ados que de lire des mangas dans l'avion qui les emmène au pays où ils ont été conçus ? Pas nos ados, les mangas !

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Vu du ciel, le Japon paraît bien proche de l'Europe, si l'on excepte le découpage complexe des îles et des mers intérieures. Une petite pensée pour les élèves japonais qui ont dû apprendre à dessiner et colorier la carte de leur pays ! Nous sommes bien contents d'arriver, mais la vision des steppes fascinantes que nous avons survolées auparavant me hante encore. Je pense au Kirghizistan ou au Kazakhstan dont j'ai dévoré des yeux le patchwork ordonné de champs cultivés, qu'on pourrait assimiler à un magnifique parquet marquetté de fines et longues lames en dégradés de verts. Et que dire des montagnes d'un vert presque noir, des lacs mystérieux, des déserts du Xinjiang parfois griffés d'une route rectiligne dont on ne voit pas la fin, de quelques grosses fermes aux toits vernissés bleu ou rouge vifs. Qui vit et meurt là ? La vie y est-elle dure ? Que font ceux qui vivent là en bas, si loin et si proches ? Irai-je un jour ? Les aimerais-je si je les rencontrais ? Toujours ces questions et ce vague à l'âme que je connais bien et qui me plongent dans un spleen délicieux à chaque fois que je fais un long voyage en avion.

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Voici le Kansai, région située au centre de l'archipel, avec au nord la Mer du Japon, au sud l'Océan Pacifique et une mer intérieure, tous reliés entre eux par des bras de mer bien utiles pour la navigation marchande et la pêche. Nous avons survolé en quelques minutes Kobé, reconnaissable avec son aéroport gagné sur la mer et Osaka, mégapole moderne dotée du même type d'aéroport construit sur une île artificielle reliée à la terre par un pont gigantesque. Vu de nos petits fauteuils des Turkish Airlines, le Kansai est un tapis urbain continu mais limité presque sans transition par des montagnes relativement hautes qu'on peut apercevoir au loin.

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06 août 2012

Kyoto en douceur

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Kyoto a été la capitale du Japon durant onze siècles, jusqu'à ce que le nouvel empereur Meiji choisisse d'établir la nouvelle capitale à Tokyo. Elle forme avec Osaka et Nara, un trio bien assorti de villes intéressantes mais au charme différent et présentant l'avantage de n'être qu'à une 1/2 heure l'une de l'autre en Shinkansen. Kyoto est une bonne entrée en matière pour un premier contact avec le pays. 1600  temples bouddhistes, 400 sanctuaires shinto, 200 jardins classés, Kyoto regroupe une vingtaine de sites classés au patrimoine mondial de l'humanité. A échelle humaine, riche en temples historiques, en lieux symboliques, verte, entourée de montagnes moyennes couvertes de forêts, elle apaise les plus timorés. Ceux que les clichés sur les villes japonaises surpeuplées et agitées effrayent seront rassurés ici.

Kyoto ni ikitai desu 

(Je veux aller à Kyoto). Arrivés via l'aéroport international du Kansai, qui est en fait celui de l'agglomération urbaine d'Osaka Kyoto Kobe en fin d'après-midi, nous en resortons sous la pluie et dans la nuit pour prendre un autocar. A ceux qui se demandent comment on peut trouver le bon car pour la bonne destination, je réponds : les Japonais sont là pour vous aider ( enfin, c'est l'impression qu'ils donnent ). Kyoto n'est pas bien difficile à prononcer pour un Français, les informations sont indiquées en alphabet romain, il n'y a pas de bousculades et on attend son car dans l'ordre d'arrivée, des employés gantés de blanc s'occupent de vos valises, les horaires sont respectés à la minute.

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Juste quelques secondes d'hésitation, le temps de réviser nos kanji

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Voilà, nous y sommes ! Au pays de Kurosawa, de Hokusai, Hiroshige, Mishima, Murakami, de Miyasaki, de Kitano, des Ninja, des Sendaï, de Goldorak, d'Albator, des Chevaliers du Zodiak, Godzilla, Naruto, de Full Metal Alchemist, One Piece, Bleach, du Roi Léo, du Prince Saphir et de... CANDY ! Au pays de Candy, comme dans tous les pays, on s'amuse, on joue, on rit, il y a des méchants et des gentils. C'est ce que nous allons vérifier...

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Humeur et emballements

Konishiwa !
Nous sommes bien arrivés au pays du soleil levant et de l'exquise politesse. Malgré une chaleur et une humidité suffocantes (35°), nous résistons bien, installés dans une vaste chambre au 6e étage d'un petit hôtel du centre de Kyoto. Les futons sont dépliés sur des matelas à l'occidentale, mais ce ne sera pas toujours le cas. Sur le sol, des tatamis. Les toilettes à la mode nippone sont à la hauteur de leur réputation : siège obstinément chauffé, jet directionnel avec visée adaptée à son sexe (entendez "genre"), réservoir surmonté d'un lavabo intégré dont le robinet se déclenche simultanément à la chasse d'eau.
Nos journées commencent tôt, après un petit déjeuner livré à la porte de la chambre. Ce matin : poisson, toffu, riz et légumes confits dans le vinaigre. C'est un peu raide à 7h30, mais nous avons trouvé des yaourts et des jus de fruits excellents dans une des innombrables superettes qui restent ouvertes 24 H/24. Pour l'instant, pas de mésaventure gustative, hormis le choix d'une boisson que nous avons prise pour du thé glacé et qui s'est révélée être une infusion de céréales torréfiées du type riz, orge ou malte au goût étrange de café dilué à l'extrême. Beuurk ! 
Nous circulons en bus, en taxi et à pieds, mais nous n'avons pas encore testé le vélo, bien que les loueurs soient présents à chaque coin de rue. Car ici on pédale beaucoup, en partageant les trottoirs avec les piétons de façon tout à fait pacifique. Beaucoup de bus, de taxis avec chauffeurs gantés de blanc, des voitures pas si nombreuses et peu de bruit : pas de klaxons, de coups d'accélérateur, de moteurs diesel, de sirènes, ou rarement.
Nous visitons des temples entourés de parcs, ceux indiqués sur le guide vert : Sanjusangen-do, To-ji, Ginkaku-ji, Kinkaku-ji, Kiyomizu-dera, Kodai-ji et ceux découverts au hasard des petites rues calmes. Ombragés, avec de petites fontaines, ils permettent de respirer un peu.

A midi nous déjeunons dans ce que nous appelons des bouibouis : fréquentés par les japonais, simples, pas chers et authentiques. L'accueil est toujours enthousiaste et empressé. Nous choisissons sur photo, parions sur la bonne surprise, et ça marche !

A bientôt, sayonara !
Corinne


Hôtel "Village Kyoto"

Qui n'a pas refait son futon ? Punition : un grand bol de thé japonais !  
Nous avons une grande chambre de 43 m2 très dépouillée. Quatre futons posés sur des fauteuils convertibles en matelas. Et l'infâme boisson, sans doute du thé japonais .

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Les façades sont en général plutôt étroites et les bâtiments construits en profondeur car les taxes sont calculées en fonction de la largeur de la façade sur la rue. 

Les Trois Ours sans Boucle d'Or.

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Notre premier petit déjeuner  japonais sera... industriel ! Nous retenterons
notre chance une fois, mais la suite sera plus savoureuse, achetée
dans les supérettes de quartier ou "kombini"

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Toilettes (Washlets) avec lunette chauffante, jets directionnels, 
lavabo intégré, pas de musique (fonction Otohime ou "Princesse du son"
qui sert à couvrir les bruits naturels) pour celui-là, ni de sèche-séant,  mais déjà du très high-tech.

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Réveillés tôts pour notre premier matin, nous découvrons les petites rues calmes perpendiculaires aux grandes avenues. Une borne de péage de parking. Peu de parkings souterrains au Japon, à cause des tremblements de terre, et pas de câbles enterrés, d'où un embrouillamini inextricable et inesthétique de pylônes et de fils de toute sorte dans toutes les villes.

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Les jeux d'argent sont officiellement interdits au Japon. Cependant, on rencontre très vite des lieux "addictifs" et peu orthodoxes, connus sous le nom de Patchinko, du bruit que fait la bille qui tombe dans ce jeu vertical où il est bien évidemment question d'argent. Sinon, pourquoi rester des heures entières dans un lieu enfumé et ô combien bruyant, à jouer au même jeu incessant ? Le principe en est simple : on introduit une bille dans le haut de la machine, elle decend en se heurtant à des obstacles pour atterrir dans un trou qui donne droit, ou non, à de nouvelles billes. Plus on a de billes, plus on est "riche". L'astuce est que les gagnants ne reçoivent pas d'argent mais un lot qu'ils vont ensuite échanger contre de l'argent dans une ruelle adjacente.
Dictionnaire insolite du Japon, Liza Maroneze, Editions Cosmopole.

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Petit restaurant de quartier comme il y en a des milliers au Japon, fermé à cette heure matinale.
Et voiture-cube à la mode nippone : faciles à ranger, faciles à conduire, et surtout gentiment laides.

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Notre premier temple. D'autres jalonnerons nos pérégrinations, toujours comme des havres de fraîcheur
et de calme.

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A chaque temple son autel, nous vénérerons ceux-ci, qui sont toujours les bienvenus pour se désaltérer
quand il fait 35° .

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La divinité boeuf Itegami, un des 12 animaux du zodiaque chinois, dieu du froid, de la glace et du blizzard

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Nous voici dans le parc de 85 hectares entourant l'ancien palais de l'Empereur, ou Kyoto Gosho, que nous ne visiterons pas.  Edifié en 794 sous la dynastie Heian, incendié à plusieurs reprises, sans cesse renaissant de ses cendres, ll a été déplacé et se trouve aujourd'hui à 2 km de son site d'origine. Après un nouvel incendie, il a été reconstruit à l'identique et date de la fin du 19e siècle. 

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Faut-il le dire ? Les villes japonaises ne sont pas belles. Il n'y a pas, hormis dans certains nouveaux quartiers de Tokyo, de volonté urbanistique cohérente. Le mélange des styles et des standings règne, les temples restant des enclaves de beauté au milieu de l'anarchie architecturale.
 

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07 août 2012

Notre premier temple

Sanjūsangen-dō

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Le pavillon des trente-trois piliers est un temple bouddhiste. Le grand hall sacré fut reconstruit en 1266 après un incendieL'appellation Sanjūsangendō est tirée des trente-trois (san jū san) travées entre les piliers (gen) qui le composent. Le chiffre 33 correspond aux 33 métamorphoses qu'opéra la divinité de la compassion Kannon pour venir en aide à l'humanité. C'est la plus longue structure en bois du monde (120 mètres). Il faut se déchausser pour arpenter le long couloir parquetté qui permet d'admirer un alignement de 1001 statues de bois représentant des divinités bouddhistes sculptées. L'atmosphère qui règne à l'intérieur est très particulière : odeur d'encens et de bois ciré, couinement du parquet, pénombre obligatoire sans doute pour la préservation des statues, les visiteurs se suivent en file indienne dans un silence bouddhiste.
La grande statue principale occupe le centre. Elle représente Jūichimen Senju Kannon aux 11 visages et 1 000 bras, aux yeux de cristal, sculptée en 1254 par Tankei, un célèbre sculpteur de l'ère Kamakura (1185-1333). À sa gauche et à sa droite sont disposées sur des gradins dix rangées de cent statues dorées de Senju Kannon. Formées d'un assemblage de pièces de bois sculptées puis recouvertes d'une couche d'or, ces statues possèdent  21 paires de bras.
Il est interdit de prendre des photos à l'intérieur du temple, celles-ci ont été piochées sur la toile.

intérieur du Sanjusangendo Statue dans le Sanjusangendo
 

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Les moines aussi paient leur entrée.

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Je ne peux m'empêcher de penser que les saisons idéales pour photographier des jardins
au Japon sont le printemps et l'automne...

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Clément et Jean-Baptiste n'ont pas l'air très enthousiastes pour leur 1er jour au Japon,
mais c'est juste qu'il fait 35°

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La plus haute pagode du Japon

To-Ji

A 15 minutes à pied de Kyoto Station se dresse la plus haute pagode du Japon (57 mètres). Elle fait partie du temple de l'Est construit au début du 9e siècle par un prêtre ambassadeur des nouveaux préceptes bouddhiques de la secte Shingon-Shu (la Vraie Parole) venus de Chine. Le To-Ji devient alors le centre de diffusion de ce nouveau bouddhisme ésotérique. La pagode a été reconstruite au 17e siècle.

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Le To-Ji comporte plusieurs édifices bâtis dans un magnifique jardin où l'on peut respirer en saluant
les carpes chinoises dont une très facétieuse avec son nez de clown
.

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Kyoto Station

La gare de Kyoto

Inaugurée en 1997 pour marquer le 1200e anniversaire de la fondation de la capitale Kyoto (période Heian), voici la nouvelle gare, dont l'organisation combine symboliquement plaine, colline et ciel. L'atrium de la gare (60 mètres de haut sur 470 mètres de long et 27 mètres de large pour 250 000 voyageurs par jour) représente la plaine, la partie haute flanquée d'un immense escalier figure la colline tandis que du toit en terrasse (ciel), on a une vue panoramique sur la ville. 

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Vue générale sur Kyoto à travers une vitre de sécurité depuis les jardins suspendus de la gare. 
On voit à quel point les temples sont enclavés dans la ville.

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Vue sur la façade arrière de Kyoto Station.

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Déjeuner sur le pouce au Mac Do de Kyoto Station, ou l'ultramoderne solitude.

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Comme toute grande gare nippone, Kyoto Station possède son centre commercial souterrain.

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08 août 2012

Sur le Chemin de la Philosophie

Sanctuaire Yasaka-Jinja à Gion

Ce matin, nous voici devant la porte principale du sanctuaire Yasaka-Jinja pour commencer une longue journée de balades dédiées à la découverte de quelques temples de Kyoto. Je dis "quelques" car il nous est impossible de tous les visiter. Il y en a trop. Nous n'avons rien préparé, nous nous laisserons surprendre. Seul impératif : le Kiyomizu-dera que j'avais visité en 1988 et dont je garde un souvenir plein d'enchantements. J'ai en mémoire quelques images d'un temple construit à flanc de montagne sur pilotis et une petite rue piétonne en pente très touristique. Aujourd'hui, je saurai si j'ai rêvé cet endroit ou bien s'il existe tel que je le vois encore. Avec un peu d'apréhension...

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De chaque côté du portail d'entrée sont placées des statues des gardiens shintoïstes Ni-ô qui protègent le sanctuaire des esprits maléfiques. Le sanctuaire est ancré dans la ville, au bout d'une artère commerçante assez laide.

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Après avoir jeté une offrande dans le tronc disposé à cet effet, le petit monsieur en gris frappe dans ses mains, agite le gros grelot suspendu à la corde, dit une petite prière rapide et frappe à nouveau dans ses mains.

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Le Yasaka-jinja aussi appelé sanctuaire de Gion, est un sanctuaire shinto situé à proximité du Parc Maruyama. Initialement construit en l'an 656 pour la divinité Gozu Tennō et réédifié de 1654 à 1664,
il est maintenant dédié au kami Susa-no-o, dieu de la mer. En 869, on fit la première parade du mikoshi (sanctuaire portable) afin de lutter contre une épidémie. Ce fut la naissance d'un festival mondialement connu, le Gion Matsuri. Aujourd'hui, en plus de la parade annuelle, l'édifice de Yasaka
accueille des centaines de Japonais pour les célébrations traditionnelles et cérémonies du nouvel an.

Source Wikipédia

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- Asami, n'oubliez pas d'arroser l'azalée japonaise !
- Bien Madame !

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Ce panneau me rappelle l'époque où je piquais leur Gameboy à mes enfants pour jouer aux Pokemon 

 

 

 

 

 

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Le Mémorial Ryozen Kannon avec son bouddha en béton de 24 mètres de haut dédié à tous ceux qui sont tombés pour la paix.

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Le Kodai-ji 

Je suis un peu triste d'être passée à côté de ce temple sans y passer plus de temps, juste celui de prendre une photo, à la mode "japonais à Paris". C'est en rédigeant le blog que je l'ai reconnu sur tous les sites consacrés aux temples de Kyoto, mais un peu tard. Le temple est fondé en 1606 par Nene, la veuve de Toyotomi Hideyoshi. La brave, tout ça juste pour le prier !

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Voici le petit autel bouddhiste duquel nous nous sommes approchés en touristes curieux avant d'être gentiment invités à participer à ce qui avait l'air d'être une séance de purification. Au son de la conque, du tambour et des chants, nous avons enduré les coups d'une sorte de goupillon pourvu d'anneaux en métal sur la colonne vertébrale, la nuque et les épaules.

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Nous quittons le sanctuaire Yasaka Jinja pour nous rendre à pied au temple Kiyomizu-dera. Nous traversons le quartier de Sannenzaka composé de ruelles piétonnes bordées de boutiques de potiers, de souvenirs, de boutiques de marchands de glaces et de cafés. Il fait chaud !

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Nous approchons du Kiyomizu-dera ou "Temple de l'eau limpide", en empuntant une petite rue pentue envahie de touristes japonais : eh non, il n'y en a pas qu'à Paris !

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Le Kiyomizu-dera

Un des temples les plus visités et les plus connus de Kyoto, construit sur le flanc d'une colline boisée et classé au Patrimoine mondial de l'humanité de l'UNESCO. Construit sur d'énormes piliers en bois, il comporte une terrasse d'où on a une vue panoramique sur la ville. Fondé en 798, il est dédié à Kannon Bosatsu, divinité bouddhiste la plus populaire du Japon. En contrebas de la terrasse jaillit une source dont les eaux remplissent un bassin rituel où l'on peut boire et se purifier.

L'expression japonaise « se jeter du Kiyomizu-dera » (清水の舞台から飛び降りるKiyomizu no butai kara tobioriru) est l'équivalent de l'expression « se jeter à l'eau ». Cette expression a pour origine une tradition de la période Edo qui prétendait que si une personne survivait à un saut depuis la plateforme du temple, son vœu se réaliserait. Durant la période Edo, 234 sauts ont été comptabilisés avec un taux de survie de 85,4 %. Le saut ne fait, en effet, que quinze mètres, et une importante végétation en contrebas de la plateforme peut amortir le pèlerin. La pratique a depuis été interdite.
Source Wikipédia

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Le Torii Heian-jingu

Ce gigantesque torii marque l'entrée du sanctuaire shinto Heian-jingu, construit en 1895 pour célébrer le 1100e anniversaire de la fondation de la ville. Mais nous ne nous y attardons pas. Il faut hélas faire des choixet y penser pour un prochain voyage !  Nous prenons un bus pour aller visiter le Ginkaku-ji, ou Pavillon d'Argent.

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Le Ginkaku-ji ou Pavillon d'Argent

Datant du XVè siècle, il s’agit d’un temple bouddhiste dont le nom est traduit par « pavillon d’argent » . Même si, contrairement au pavillon d’or, le Ginkakuji n’a finalement jamais été recouvert de feuilles d’argent. On le connaît également sous le nom officiel de Jishoji. Construit par le 8e shogun Ashikaga Yoshimasa (1358-1408), petit fils du shogun Ashikaga Yoshimitsu (1443-1496) qui avait fait construire un siècle plus tôt le Pavillon d'Or. Le Ginkaku-ji est le prototype du retour vers le dépouillement propice à la méditation zen à laquelle aspire l'aristocratie après une période troublée par des rivalités entre seigneurs féodaux (1467-1477) qui réduit Kyoto en cendres.
Source Guide Vert

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Voici notre premier jardin sec, connu comme « la mer de sable d’argent », avec le cône (Kogetsudai) destiné à réfléchir la lune, et les longues bandes de sable alternant surfaces lisses et surfaces striées (Ginsadan). En remontant à flanc de montagne, on découvre une petite forêt de bambous et de mousse,
et un jardin humide qui est le pendant du jardin sec.

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Le Kinkaku-ji ou Pavillon d'Or

Le voici,  heureusement que les photos n'usent pas l'or dont il est recouvert, car il faudrait le redorer très souvent. Construit au bord d'un étang bordé de pins, c'est une image on ne peut plus nippone. Vous l'avez vu et revu en poster, sur internet, dans les livres, peut-être au cinéma, je ne sais pas, mais on ne s'en lasse pas. Celui-là aussi je l'avais découvert lors d'un 1er voyage au Japon en 1988, mais avec l'impression de l'avoir rêvé. Il est toujours là, comme dans mon souvenir. Classé au patrimoine mondial de l'UNESCO.

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Construit par le 3e shogun Ashikaga Yoshimitsu qui renonce à ses fonctions de gouverneur pour devenir moine adepte de philosophie zen en 1397. Le pavillon devient un temple après son décès. Le Kinkaku-ji échappe miraculeusement aux flammes qui dévastent la ville pendant les guerres civiles à partir de 1467. 
Le phénix chinois qui couronne le faîte du toit nous rappelle que le temple a été complètement détruit par un moine déséquilibré en 1950 avant de renaître de ses cendres. Une réplique du Pavillon est construite, avec trois étages et trois architectures différentes : le premier niveau copie le style des maisons aristocratiques sous Heian, le deuxième celui d'une maison de samouraï au toit légèrement relevé comme un sabre, le troisième et dernier reprend le style karayo des temples zen.
Source Guide Vert 

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Jizô (entrailles de la terre ). 
Jizô personnifie la terre maternelle, bien qu'il se présente sous un aspect masculin. On le représente comme un moine mendiant, vêtu simplement, chauve, et portant dans la main une ecuelle qui lui sert à recueillir les aumônes. Un tablier d'enfant rouge et une casquette de laine forment souvent son vêtement.
Jizô passe pour la divinité la plus populaire du Japon, et on le voit souvent représenté sur le bord des chemins. Sa fonction est d'être l'ange gardien des enfants, et de leur procurer la faveur divine.
Le rôle de Jizô est aussi de guider les âmes des enfants morts dans leur traversée du fleuve de l'Au-delà : on pose alors des pierres sur les têtes des statues de Jizô, sur lesquelles s'appuieront les âmes de ces enfants. Jizô symbolise également le souvenir des parents qui ont perdu un enfant.

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Encore ce héron ?  C'est un héron cabot, très utile pour japoniser une photo de jardin humide.

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09 août 2012

Le Château du Shogun

Le Château de Nijo

Tokugawa Ieyasu a fait construire le château de Nijo en 1603 avant sa proclamation de Seii-tai-shogun, shogun des shoguns. Comme cet endroit se situe près du Palais impérial, il semble avoir voulu surveiller les mouvements de l’Empereur : le clan Tokugawa a installé son gouvernement et résidé à Edo, actuel Tokyo, alors que la cour impériale restait à Kyoto. Le château se compose de deux séries de fortifications (chacune avec un mur et une douve), avec deux palais, le Ninomaru et le Honmaru. Le plus impressionnant, le Ninomaru, était la résidence à Kyoto des Shogun de la famille Tokugawa. Le palais est presque entièrement bâti en bois de cyprès du Japon. Les jardins du château sont assez vastes, plantés de pruniers et de cerisiers. Ils ont été imaginés par l'un des plus grands maîtres en la matière, Kobori Enshu.

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Le château Nijo-jo est classé au patrimoine mondial de l'humanité. Outre son élégance architecturale, l'attrait de ce château est la visite de l'intérieur, qui permet de mieux comprendre l'histoire du pays à l'époque des Shoguns, ces dictateurs militaires qui dirigèrent le Japon avant l'ouverture de l'ère Meiji. C'est ici en effet que le quinzième Shogun déclara que la souveraineté revenait à l'empereur, mettant fin à 270 années de règne militaire Tokugawa. Cet événement capital marque la fin du Moyen-Âge japonais et l'entrée dans la modernité de l'ère Meiji. La scène est reconstituée dans la chambre Ohirama Ichi no ma du château avec des mannequins de cire très réalistes, tous agenouillés en costume d'apparât. Il se dégage de cette scène une ambiance très particulière. De magnifiques peintures et applications à la feuille d'or ornent les portes coulissantes des 33 pièces du château. Le dépouillement des lieux est frappant, pas un meuble, pas une décoration superflue. Seuls quelques 800 tatamis recouvrent le sol. L'une des spécificités du château est son « parquet rossignol » qui, quand on marche dessus, émet des sifflements caractéristiques destinés à alerter le Shogun de votre présence, les assassinats et trahisons étant fréquents à l'époque.

Les photos n'étant pas autorisées à l'intérieur du château, j'ai copié celles-ci sur la toile.

 

La galerie et son fameux "parquet rossignol"

 

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Nara

Première capitale fixe du Japon

Aujourd'hui, nous quittons Kyoto pour un court voyage de 45 km en train régional, direction Nara. Nara est le chef-lieu de la préfecture du même nom, construite au milieu d'une plaine verdoyante. C'est la ville de 1200 daims en liberté qui sont jadis descendus des forêts environnantes. En fait de daims, il s'agit d'une race particulère de cerfs Sika tachetés. La ville est à échelle humaine, calme, les seuls agresseurs possibles étant les daims boulimiques qui ne manquent pas de culot pour quémander de la nourriture. Nara marque l'extrêmité orientale de la Route de la Soie. Elle a été fondée en tant que véritable capitale fixe du Royaume de 710 à 784 sous le nom de Heijo-kyo (cité de la paix). Auparavant, les palais étaient frappés d'impureté au décès du souverain et devaient être détruits et reconstruits ailleurs. Le bouddhisme venu de Chine et de Corée y prend racine et se développe. S'y trouvent les plus précieux trésors artistiques et les plus anciens édifices du pays dont 8 sont inscrits au patrimoine mondial de l'UNESCO.

Le Todai-ji, plus grand édifice en bois du monde

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Voici les paysages auxquels on ne laisse d'habitude pas beaucoup de place. Il y a tellement d'endroits à couper le souffle qu'on en oublie de photographier ces banlieues et ces campagnes japonaises aux airs de banlieues nord américaines. Et pourtant, il est intéressant de les regarder à travers les vitres des trains pour ce qu'elles sont. Des gens y vivent et parfois y travaillent. Les reliefs et la végétation y sont doux. La vie a l'air d'y être paisible, loin des clichés sur les mégapoles nippones. Les habitations individuelles ont pour style un mixe entre la maison nord américaine et le pur style japonais. Les terrains sont plus petits, ainsi que les voitures stationnées dans les allées. Le vert, ce n'est pas de la pelouse, mais des rizières qui, nécessité oblige, occupent la moindre parcelle plane. Le bambou prolifère.
Ligne Kyoto-Nara, 9 août 2012

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Le Tokon-do, grand pavillon de l'Est, construit en 726, cinq fois incendié, reconstruit pour la dernière fois
en 1415. On y vénérait le Bouddha médecin Yakushi Nyorai. Les moines officiaient à l'extérieur.

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La pagode du temple Kofuku-ji, construite en 730, brûlée cinq fois et à chaque fois reconstruite, la dernière construction date de 1426, 2e plus haute pagode du Japon après le To-ji de Kyoto.

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C'est bien joli de vendre des biscuits pour daims aux touristes, après il faut balayer les crottes !
Rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme !

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Il faut franchir la Nandai-mon, grande porte du Sud dont les piliers renferment deux statues en bois, 

les gardiens Ni-oh (1203) et emprunter la longue galerie à droite pour découvrir enfin le Daibutsu-den, 
ou pavillon principal qui abrite le grand Bouddha.

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Porte intérieure, juste avant le bâtiment principal.

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Le Daibutsu-den, reconstruit lui aussi après un incendie mais après modification de ses proportions reste cependant le plus grand édifice en bois du monde avec 48.5 mètres de hauteur et 57 mètres de largeur. L'intérieur dévoile la grande statue en bronze doré du Daibutsu Vairocana, le bouddha cosmique assis sur une fleur de lotus en état d'illumination. C'est le plus grand bouddha en bronze du monde (15 mètres et 250 tonnes) réalisé en 751 par un Coréen aidé de milliers d'ouvriers (dit-on).

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Celui-ci n'a pas l'air commode mais c'est pourtant le sympathique Binzuru dans la position du lotus (nom bouddhique Pindola Bharadvaja.) Un des quatre Arhats envoyés par Bouddha pour propager la loi bouddhique. Chacun des 4 arhats est associé à un des 4 points cardinaux. Binzuru aurait été puni par Bouddha pour avoir abusé de ses dons (il pouvait voler dans les airs) en voulant impressionner les petites gens. Binzuru a le pouvoir de guérir ceux qui toucheront la partie de leur corps malade après avoir touché la même partie du corps de la sculpture.
Le capuchon rouge est là pour le protéger du froid. C'est ainsi que l'on rend hommage aux divinités protectrices des bébés et des enfants.

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Cette petite fille ira au Paradis : elle a réussi à se glisser dans le trou du pilier
qui symbolise la narine du bouddha.

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10 août 2012

A bord du Shinkansen

Kore ha Tokyo yuki no densha desu ka

(C'est bien le train pour Tokyo ? ) Nous allons prendre beaucoup de trains au cours de ce voyage. 
Le train est le moyen à mon avis le plus adapté si vous voulez voyager au Japon. Nous avons acheté des Japan Rail Pass, commandés et réglés via le site français de Japan Railways (JR). Ce sont des forfaits illimités utilisables sur la plupart des trains à grande vitesse Shinkansen sauf les Nozomi, ainsi que tous les autres trains régionaux. Vous ne pouvez pas acheter de JR Pass au Japon, il faut absolument l'acheter avant le départ. Les pass sont très pratiques : pas besoin d'acheter de billet pour chaque trajet. Dans chaque grande gare, vous franchissez une porte aux couleurs vertes JR en montrant votre pass à l'employé (vert... mais noooon !). Les enseignes JR sont facilement repérables avec leur couleur (verte). Si vous voulez réserver vos places assises, vous pouvez  vous rendre dans un JR Ticket Office (vert), il y aura toujours un employé (vert, euh, nooon !) qui parle un peu anglais. Le JR Pass vous libère de toute contrainte, de tout calcul : c'est le meilleur moyen de se déplacer sans compter. A titre d'exemple, nous avons payé 345 € par personne pour 14 jours. Nous ne l'avons pas utilisé tout de suite à notre arrivée : à Kyoto, nous avons préféré emprunter bus et taxis car la durée du Pass prend effet à partir du 1er jour de validation.

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Le Shinkansen : au début, son design surprend. Il ressemble à un canard hydrocéphale. Et puis on s'y fait.
Il y en a d'autres, mais tous avec de drôles de museaux, du moins pour notre sensibilité esthétique européenne.
Les quais sont protégés par des garde-corps interrompus seulement là où les portes du train s'ouvriront.
Au sol sont marqués les numéros de voitures, de portes, avec des couleurs correspondant aux différentes
lignes qui passent sur le même quai. Des ingénieurs et des spécialistes en signalétique ont dû passer du temps là-dessus.

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Nous quittons donc Kyoto et sa kyétude (qui est à Kyoto ce que la bravitude est à la Grande Muraille). Même le taxi était aux couleurs de Japan Railway ! Voici le passage devant l'employé de JR qui vérifie la validité des Pass. Le numéro du train et sa destination sont indiqués sur des panneaux électroniques défilants, en caractères japonais et romains. Les horaires de départ étant bien visibles, c'est aussi un bon moyen de guidage. En tout cas, nous ne nous sommes jamais trompés. Les trains partent et arrivent à l'heure, ils sont spacieux, on peut faire pivoter les banquettes en vis-à-vis quand on est quatre, on peut y acheter boissons et nourriture, bref, c'est idéal !

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Celui-ci, ce n'est pas le nôtre. L'horaire ne correspond pas et les panneaux nous l'indiquent.
Nous le laissons filer en attendant le prochain.

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Voici notre train, celui qui nous mènera à Tokyo. Nous sommes très excités, même si nous le cachons, 
car nous sommes au Japon, tout de même !


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Mes photos sont floues. Je n'ai pourtant pas bu de saké ce matin, mais le train roule très vite, il pluviote et la vitre est un peu grasse. Je tenais malgré tout à garder ces images qui rendent compte une fois de plus de ce qu'est le Japon ordinaire des petites banlieues coincées entre rizières et montagnes.

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Ne vous fiez pas à sa posture raide et sérieuse : ce contrôleur vient de faire une courbette de salut à la nippone à son entrée dans la voiture et la rééditera après un volte-face martial au moment de sa sortie.
Et tout ça malgré l'indifférence des voyageurs.
 La politesse avant tout.

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Une des occupations favorites des Japonais à bord des trains pendant qu'ils passent dans les tunnels : manger !

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Finalement même hors du tunnel... Pour eux le paysage n'a sans doute rien d'extraordinaire...

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A nous Tokyyôôô !

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Tokyo

Ta mère en Power Ranger

Voici les Power Rangers rebaptisés ainsi aux Etats Unis mais dont le nom d'origine est Sentai. Le mot sentai est formé des kanjis « combat » (sen) et « escadron » (tai) ; il signifie donc littéralement « escadron de combat ». J'ai eu un peu peur qu'ils soient venus pour moi et pour venger mes fils dont je me suis beaucoup moquée quand ils regardaient cette série à la télévision.

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Nous voici donc fraîchement débarqués du Shinkansen (j'adore ce mot !), et prêts à réembarquer dans le 1er taxi qui se pointe à la sortie voyageurs. Tout se fait dans le calme et selon une organisation redoutablement efficace. Pas de danger de se faire piquer son tour, chacun fait sagement la queue. Vous allez pouvoir suivre ensuite notre itinéraire entre la gare et Shibuya, le quartier animé où nous allons séjourner. 

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L'edifice de la gare en briques rouges, les abords du palais impérial, très chics mais pas très animés, avec des douves, des bassins et un parc dans lequel nous reviendrons à pied.

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L'hôtel Fukudaya à Shibuya

Le chauffeur de taxi a eu beaucoup de mal à trouver notre hôtel, tapi dans une petite rue incroyablement calme en bordure de ce quartier animé qu'est Shibuya. Nous arrivions par des voies express bétonnées et des avenues minérales, et nous voici soudain dans un îlot de petits immeubles et de ruelles qui débouchent sur des jardinets encombrés de vélos.
L'hôtel est tenu par un couple de personnes qui ont largement atteint l'âge de la retraite, aidées d'autres personnes pas plus jeunes. On ôte ses chaussures dans le hall et on chausse des mules disposées dans des casiers spécialement aménagés. Notre "suite" est au 2e étage. Nous disposons de deux petites chambres traditionnelles avec futons et tatamis et des fenêtres masquées par des cloisons coulissantes en papier.
On ne sert pas de petit déjeuner, mais nous trouverons à deux pas un Denny's et ses pancakes qui nous rappelleront l'Amérique.

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Tokyo c'est aussi ces quartiers résidentiels paisibles...

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