Baie de la démesure

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Humeur et emballements

Cinquième jour à Tokyo. Il va me falloir puiser loin dans mon vocabulaire pour décrire ce que nous voyons, entendons et ressentons. Tokyo dépasse en agitation, en visions, en gigantisme, tout ce qu'on a pu imaginer auparavant. Après un voyage de moins de 3 heures à bord du Shinkansen (le TGV japonais au bec d'ornythorinque) à travers paysages de banlieues pavillonaires à l'américaine, de régions plus champêtres dont la moindre plaine est couverte de rizieres d'un vert vif, de forêts de bambous ou de feuillus plus européens, nous sommes entrés dans le tissu urbain tokyoïte sur une ligne de chemin de fer en surplomb des rues bondées, de vétustes maisonnettes en bois appuyées les unes aux autres et dominées sans transition par des tours de verre ultramodernes. Car c'est ainsi dans les villes japonaises : vous marchez sur une avenue bordée de buildings aux pieds clinquants de restaurants, de boutiques, de salles de patchinko (machines à sous), et vous décidez de tourner à gauche pour vous retrouver dans une toute petite rue sans trottoir, calme, presque déserte, avec des maisons de 3 étages maximum, des pots de fleurs au sol, du linge qui sèche sur les minuscules terrasses, des mini-voitures cubes garées au centimètre près entre les piliers des maisons, des chats furtifs, des vélos enchevêtrés dans les petites cours, des petits temples discrets, des échoppes qui semblent être là depuis des siècles. Notre hôtel est dans le quartier de Shibuya, le quartier des jeunes branchés qui viennent s'exhiber dans des tenues délirantes où toutes les tendances se côtoient : soubrettes en jupe de patineuse, gothics lolitas, baby dolls aux cheveux peroxydés et faux cils râteaux, romantiques sexy en crinoline courte, cannotier et ombrelle en total look dentelle et bas blancs, éphèbes maigrissimes en copie de Naruto, le tout dans une sophistication extrême. Avons visité Ginza, le quartier chic où les grandes marques du luxe français et italien rivalisent dans leurs immeubles d'architectes, les abords du palais impérial plus calmes : remparts, douves, jardins ordonnés et plantés de pins taillés comme des bonzais. Akihabara, ou "ville électrique", avec le plus grand magasin du monde d'électronique. J'ai craqué pour quelques figurines de mangas dans un des innombrables magasins entièrement dédiés aux personnages virtuels. Harajuku, le quartier où les jeunes en cosplay (costume pour jouer aux personnages de mangas) viennent se montrer et acheter leurs accessoires, leurs lentilles colorées, leurs plateform' shoes.
Je vais m'arrêter là et vous dire qu'en gros, Tokyo ferait passer Londres et Paris au rang de sous-préfecture.
A bientôt !
Corinne 
 

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